1 • Sur le Vieux Port, se trouve la statue de Pierre-André de Suffren érigée en 1866, coulée dans du bronze provenant de pièces d’artillerie prises
à l’ennemi et offertes par Napoléon III. Partageant son temps entre la guerre de course (il était Bailli de l’Ordre de Malte) et la guerre contre les anglais
(il était Vice-Amiral de France), “Suffren de Saint-Tropez” fut un temps Commandant-en-Chef des armées navales.
2 • À côté de l’Office de Tourisme, la Porte de la Poissonnerie (avec son décor en mosaïque et ses étals en marbre) marque l’entrée du vieux
Saint-Tropez. De là, on débouche place aux Herbes, lieu du premier marché de la ville et où se tient encore, le matin, un convivial marché de fruits,
légumes, fleurs et produits provençaux.
3 • Prendre la rue du Marché, puis la rue des Commerçants prolongée par la rue Sibille pour atteindre, par la rue de l’Eglise, Notre Dame de l’Assomption dont la
façade est dominée par la statue de Saint-Tropez en centurion romain. Par la rue du Cdt.Guichard, en passant devant le siège de l’Association de la Bravade
et des Traditions Tropéziennes, on se rendra sur la place Garezzio, attenante à la place de l’Hôtel de Ville, où se trouve le plus vieil édifice de Saint-Tropez : la
Tour Guillaume.
4 • Cette tour est communément appelée Tour Suffren car le bâtiment adjacent était la demeure de la seigneurie de Saint-Tropez, titre qui échut en
dernier lieu à la famille de Suffren.
5 • En descendant par la rue qui porte le nom d’Honorat Coste, premier Capitaine de Ville en 1558, on retrouvera le Vieux Port, avec les quelques
bateaux de pêche traditionnelle, les “pointus”, exerçant encore, alignés devant la prud’homie des pêcheurs située Môle Jean Réveille.
6 • Cette jetée, qui porte le nom d’un illustre professeur de navigation à l’Ecole d’Hydrographie fondée sous la première empire à l’instigation de Bonaparte, fut
reconstruite en 1950 après sa destruction en Août 44, puis prolongée lors de la création du nouveau port de plaisance en 1966. Le fameux phare rouge a été
reconstitué à l’identique en 2000.
7 • La Tour du Portalet faisait partie avec la Tour Vieille des premiers éléments de défense mis en place vers la fin du XVème. Ici commence le
sentier du littoral, qui longe les rives de la presqu’île. Presque “les pieds dans l’eau” on passera l’anse de la Glaye (le mot a son origine dans le
patois de Gênes et signifie Eglise; en effet, la première église fut construite à l’emplacement de la Mairie actuelle) pour atteindre l’ancien port des
pêcheurs, maintenant plage de la Ponche.
8 • Adossé à cette plage et à la plage de la Fontanette, se trouve le vieux quartier de la Ponche (en provençal: “pouncho” c’est à dire la pointe,
l’extrémité de la Cité) situé extra-muros. Ici s’était constituée, au fur et à mesure du développement du port de commerce au XVIIème et au XVIIIème, toute une
industrie artisanale liée à la pêche, notamment des salaisons pour l’avitaillement des bateaux au long cours. Par la curieuse Porte du Revelen, où
jadis le Corps de Garde contrôlait ce qui fut l’unique entrée du village, on empruntera la rue de la Ponche puis la rue Saint Jean (vue saisissante du Clocher),
9 • Pour accéder place de l’Ormeau. En Provence, l’ormeau est le symbole des libertés communales.
10 • De là, on passera rue d’Aumale et le haut de la rue des Remparts pour s’arrêter devant l’imposante masse de la Tour Jarlier, point d’ancrage des deux
murs d’enceinte qui descendaient perpendiculairement vers la mer. A l’origine, cette tour s’appelait “de l’aire du commun”, parce qu’elle jouxtait un terre-plein
utilisable par tous, où l’on battait les blés. D’ailleurs tout ce quartier extra-muros fut dévolu au fil des ans à des activités paysannes, comme l’attestent les noms
des rues : “Moulins”, “Bouchonniers”, “Bergère”, “Féniers”, “Treille”.
11 • Par cette dernière, on rejoindra la rue du Portail Neuf et les arc-boutants de la Miséricorde. La Chapelle possède un dôme en tuiles
vernissées et un bel exemple d’encadrement de porte en serpentine, pierre utilisée dans beaucoup d’édifices religieux de la région. La rue Gambetta,
percée au XVIIIème lorsque Saint-Tropez a connu son âge d’or, était l’apanage des grandes familles de navigateurs et de marchands, qui faisaient venir de loin des
matériaux nobles pour construire leurs hôtels particuliers, flanqués de jardins luxuriants où les palmiers symbolisaient l’ascendant social de leurs
propriétaires. Son nom d’origine était : la Grande Rue.
12 • Elle aboutit sur la vaste place des Lices où le feuillage épais des platanes, la brise et le soleil se conjuguent en une luminosité rare, cadre d’exception pour
les marchés provençaux des mardi et samedi matin, et pour les jeux de boules de tous les après-midi. On pourra rejoindre directement le Port par la rue Sibilli
ou la rue Clémenceau . Alternativement, on pourra passer au fond de la place, par l’une ou l’autre des “venelles” aux noms évocateurs et au calme étrange,
pour se trouver rue Allard, au coeur du quartier dit “La Bourgade”, né autour de la Chapelle de l’Annonciade, à deux pas du Port.




